Le grand témoin Félicité Kindoki et Espérance Miezi : "On a voulu souligner le racisme inconscient"

C'est le titre du reportage de Danièle Rousselier, publié dans la Revue XXI.

"Sans les hommes", de Danièle Rousselier © Revue XXI - Emmanuelle Walker

L'écrivain, ancienne attachée culturelle au Mali il y a 4 ans, est retournée à Bamako cet été pour raconter la vie de trois co-épouses, spécialisées dans la teinture de tissus traditionnels.

Leur commerce leur permet de faire vivre leur famille élargie d'une trentaine de personnes. Le mari, lui, passe ses journées devant la télé... A travers son récit, Danièle Rousselier nous transporte dans cette petite rue de la capitale malienne, où il y a à la fois beaucoup de couleurs, de joie, d'entraide, mais en filigrane, on comprend aussi toutes les difficultés des femmes à faire face au quotidien, notamment pour assurer un avenir meilleur à leurs enfants.

Un récit à retrouver dans la Revue XXI de cet hiver.

Dans 3D dimanche, Mali, Centrafrique, Libye, Irak, Syrie, printemps arabes : autant de fois la question du rôle et de la responsabilité des puissances occidentales, dont la France, dans l'Histoire du continent africain. Boubacar Boris Diop et Aminata Dramane Traoré, de grands intellectuels africains, estiment que la paix du monde est tributaire de la lutte de l'Occident pour le maintien de son emprise sur le reste de la planète.

Boubacar Boris Diop et Aminata Dramane Traoré nous font l'honneur de leur présence.

20 ans après le génocide au Rwanda et quatorze ans après la première édition du roman Murambi, le livre des ossements, Caroline Broué reçoit Boubacar Boris Diop.

Ces dernières années, notamment avec la série Aya de Yopougon, la bande dessinée issue du continent africain fait de plus en plus parler d'elle en Europe. Etape essentielle dans la reconnaissance de ce courant artistique, ce dictionnaire, issu du projet AfriBD, rend compte de cette effervescence. Il est le témoin vivant de l'évolution et de la vitalité d'un art apparu il y a maintenant près de soixante-dix ans sur le continent. Ce numéro d'Africultures ayant la forme d'un dictionnaire et non d'une série d'articles, nous ne le publions pas en tant que tel sur le site. Il n'est donc disponible que sous forme imprimée auprès des éditions l'Harmattan (harmattan.fr).

"Modu Modu" :

Littérature africaine en Italie Entretien avec Papa Ngady Faye et Antonella CollettaNatascha Ueckmann

 

Modu Modu Edizioni est le nom d'une maison d'édition, créée en janvier 2013, en Italie. Sa spécificité ? La sensibilisation et l'accessibilité des aspects de la réalité africaine. Rencontre avec ses fondateurs : Papa Ngady Faye et Antonella Colletta. Lui, né au Sénégal, vit en Italie depuis 2006. Elle, est scientifique, traductrice et professeur de français.

 


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Modu Modu Edizioni est le nom d'une maison d'édition, créée en janvier2013, en Italie. Sa spécificité ? La sensibilisation et l'accessibilité des aspects de la réalité africaine. Rencontre avec ses fondateurs : Papa Ngady Faye et Antonella Colletta. Lui, né au Sénégal, vit en Italie depuis 2006. Elle, est scientifique, traductrice et professeur de français.

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"Modu Modu" : Littérature africaine en Italie Entretien avec Papa Ngady Faye et Antonella CollettaNatascha Ueckmann

Modu Modu Edizioni est le nom d'une maison d'édition, créée en janvier2013, en Italie. Sa spécificité ? La sensibilisation et l'accessibilité des aspects de la réalité africaine. Rencontre avec ses fondateurs : Papa Ngady Faye et Antonella Colletta. Lui, né au Sénégal, vit en Italie depuis 2006. Elle, est scientifique, traductrice et professeur de français.

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"Modu Modu" : Littérature africaine en Italie Entretien avec Papa Ngady Faye et Antonella CollettaNatascha Ueckmann

Modu Modu Edizioni est le nom d'une maison d'édition, créée en janvier2013, en Italie. Sa spécificité ? La sensibilisation et l'accessibilité des aspects de la réalité africaine. Rencontre avec ses fondateurs : Papa Ngady Faye et Antonella Colletta. Lui, né au Sénégal, vit en Italie depuis 2006. Elle, est scientifique, traductrice et professeur de français.

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Ousmane Sembene

Ousmane Sembène né en 1923 à Ziguinchor (Sénégal) fréquente l’école coranique puis l’école française.

En 1942, il est mobilisé par l’armée française et intègre les tirailleurs sénégalais.

 En 1946, il débarque à Marseille, où il sera notamment docker pendant dix ans. Membre de a CGT et du Parti communiste français, il milite contre la guerre en Indochine et pour l’indépendance de l’Algérie.

 En 1956, il publie son premier roman, Le Docker noir qui relate son expérience de docker, puis en 1957 Ô pays, mon beau peuple, et en 1960, les Bouts de bois de Dieu

 A partir de 1960 il commence à penser au cinéma, pour donner une autre image de l’Afrique.

En 1966 il sort le premier long métrage « négro-africain » du continent, intitulé La Noire de… 1(Prix Jean-Vigo de la même année) avec d’'emblée une critique sociale et politique.

 En 1968, son second long métrage, Le Mandat  (Prix de la critique internationale au Festival de Venise) est une comédie acerbe contre la nouvelle bourgeoisie sénégalaise, apparue avec l'indépendance.

En 1979, Ceddo  relate la révolte à la fin du xviie siècle des Ceddos, vaillants guerriers traditionnels aux convictions animistes qui refusent de se convertir. Il attaque ainsi avec virulence les invasions conjointes du catholicisme et de l'islam en Afrique de l'Ouest, leur rôle dans le délitement des structures sociales traditionnelles avec la complicité de certains membres de l'aristocratie locale.

 En 1988, Camp de Thiaroye (prix spécial du jury reçu au Festival de Venise) est un hommage aux tirailleurs sénégalais et surtout une dénonciation d'un épisode accablant pour l'armée coloniale française en Afrique, qui se déroula à Thiaroye en 1944. Le film ne sera diffusé en France que vers le milieu des années 1990.

 En 2000, avec Faat Kiné, il débute un triptyque sur « l’héroïsme au quotidien », dont les deux premiers volets sont consacrés à la condition de la femme africaine.

 En 2003 Moolaadé  (prix du meilleur film étranger décerné par la critique américaine, prix Un Certain Regard à Cannes, prix spécial du jury au festival international de Marrakech, aborde de front le thème très sensible de l'excision, en relatant l’histoire de quatre fillettes qui fuient l’excision et trouvent refuge auprès d’une femme qui leur offre l’hospitalité malgré les pressions du village et de son mari.

 Il meurt à l'âge de 84 ans à Yoff le 9 juin 2007 où il est inhumé au cimetière musulman.

 

Les Bouts de Bois de Dieu

 

(D’Ousmane Sembene)

raconte l’histoire de la grève des cheminots en 1947-1948 du Dakar-Niger, la ligne de chemin de fer qui relie Dakar à Bamako. L’histoire se déroule parallèlement à Dakar, Thiès et Bamako sur fond de colonialisme et de lutte des cheminots pour accéder aux mêmes droits que les cheminots français.

Le prix Femina 2013 pour... Léonora Miano

 

LEONORA MIANO est née à Douala (Cameroun) en 1973, et vit en France depuis 1991. Elle a notamment écrit "Contours du jour qui vient", prix Goncourt des lycéens en 2006. Elle vient d'obtenir le Grand Prix du roman métis avec "La Saison de l'ombre" (Grasset). (JF Paga/ Grasset)

LEONORA MIANO est née à Douala (Cameroun) en 1973, et vit en France depuis 1991. Elle a notamment écrit "Contours du jour qui vient", prix Goncourt des lycéens en 2006. Elle vient d'obtenir le Grand Prix du roman métis avec "La Saison de l'ombre" (Grasset). (JF Paga/ Grasset)

Le prix Femina ne s'est pas toujours appelé prix Femina. Son nom de jeune fille, si l'on ose dire, c'est le prix «Vie heureuse», qu'il a conservé de sa naissance en 1904 jusqu'en 1919. Cette année, il a récompensé une histoire malheureuse.

Cette histoire, c'est celle d'un village africain d'où, un jour, douze hommes ont disparu. Les villageois ne le savent pas encore, comment pourraient-ils le savoir ?, mais la traite négrière commence. Dans sa «Saison de l'ombre» (Grasset), Léonora Miano fait le pari de la raconter du point de vue des principaux intéressés: ceux qui ont vu des proches être capturés. L'occasion de montrer, comme elle nous l'a expliqué dans un grand entretien, ce que l'esclavage a fait à l'Afrique

Au moment où notre ministre de la Justice se fait traiter de guenon, et où l'on sent la xénophobie monter un peu partout, les dames qui composent le jury Femina ont-elles voulu faire un choix politique? L'hypothèse n'est pas à exclure. 

Léonora Miano, récompensée récemment par le Grand Prix du roman métis, l'a en tout cas emporté sur les autres finalistes: au 10e tour avec 5 voix contre Laurent Seksik, auteur d'un roman sur le fils d'Albert Einstein chez Flammarion; mais aussi Pierre Lemaître, déjà décoré lundi par le Goncourt; Charif Majdanali, à qui l'on doit une saga familiale libanaise; et même Céline Minard, dont l'excellent western figurait à la rentrée parmi nos dix romans préférés. La romancière de «Faillir être flingué» n'a heureusement pas tout à fait perdu sa journée pour autant: une bande de joyeux moustachus vient de lui décerner le sympathique prix Virilo.

Marie Darrieussecq reçoit le Prix Médicis pour “Il faut beaucoup aimer les hommes”


La romancière Marie Darrieussecq, auteur de Truismes en 1996, a reçu le Prix Médicis pour son roman Il faut beaucoup aimer les hommes, ce mardi 12 novembre 2013. Le prix Médicis étranger a été remis à Toine Heijmans pour En mer (Christian Bourgois). Le prix Médicis de l'Essai a été remis à Svetlana Alexievitch pour La Fin de l'homme rouge (Actes Sud).

Voici un extrait de la critique de Il faut beaucoup aimer les hommes publiée par Télérama :

« Histoire d'amour choquante entre une Blanche et un Noir au royaume de l'image et de l'apparence ? Racontant Hollywood, puis le tournage — façon Apocalypse now —, Marie Darrieussecq se joue du roman à clé, mêle fiction et réalité. La fiction domine pourtant. Jusqu'à devenir une espèce de poème suffocant. Ou de tragédie classique. Découpée en cinq actes, et autant de chapitres, telles des scènes, Il faut beaucoup aimer les hommes dépasse les clichés bien-pensants sur l'amour mixte. L'angoisse de blesser l'homme qu'on aime y est juste démultipliée encore.

C'est cette angoisse du masculin et ce désir du masculin, toujours si étranger pour une femme, qu'il soit noir ou blanc, qu'explore admirablement la romancière. L'altérité radicale renvoie alors à ce qu'être femme veut dire. Sans désespérance. Solange a déjà traversé trop de deuils, ne souffrant plus d'être mauvaise mère, passable comédienne. Elle se rêvait royale amante d'hollywoodienne légende. Mais on ne peut forcer personne à vous aimer. »