Edito

L’Afrique continent littéraire

 

 

« En Afrique quand un vieillard meurt,  c’est une bibliothèque qui brûle », disait Amadou Hampate Ba, le grand écrivain et historien malien, qui a consacré sa vie à défendre les trésors de la tradition orale, notamment lorsqu’il était au Conseil Exécutif de l’UNESCO entre 1962 et 1970.

 

Il est effectivement fondamental de recueillir et de préserver tout ce patrimoine transmis de façon orale jusqu’à nos jours, mais il serait regrettable de passer à côté de toute la richesse que nous offre la littérature écrite africaine.

 

En effet, la littérature africaine est riche, variée, avec ses classiques, ses modernes, ses polars, ses poètes, ses écrivains engagés, ses essayistes, ses philosophes, ses ouvrages destinées à la jeunesse, ses bandes dessinées.

 

La littérature africaine contemporaine est moderne, pertinente, souvent très critique sur les réalités du continent africain mais aussi sur la vie de ceux qui ont choisi d’émigrer.

 

Elle jette sur notre monde un regard lucide, parfois désabusé, avec souvent des analyses au vitriol des sociétés africaines.

 

Elle peut être difficile à lire quand elle décrit sans tabou les horreurs que le vingtième siècle, qui non content de la guerre de 14/18 et d’Auschwitz, n’a pas oublié d’apporter à ce continent.

 

Mais elle peut être aussi beaucoup plus légère, quand elle retrace l’enfance en terre africaine du début de ce même vingtième siècle.

 

Elle sait enfin être universelle et nous ouvrir les yeux sur les évolutions, les tendances vers lesquelles nous entraîne le monde actuel, en nous montrant les réalités, les conditions que nous partageons tous, mais telles qu’elles sont vécues ailleurs.

 

En 2014, plus encore que les années précédentes, nous essaierons de faire partager toutes les découvertes et les coups de cœur que nous avons eu en préparant cette

8ème édition du festival Afriqu’à Muret.

 

Pour mémoire, depuis sa première édition Afriqu’à Muret a accueilli :

 

En 2009 :Ken BUGUL, Momar KANE

En 2010 :  Theo ANANISSOH, Guillaume JAN, Natacha LABORDE

                 Ivan VLADISLAVIC,  Mathilde ROGER, Serge DIANTANTU

     En 2011 :Boniface MONGO MBOUSSA, Pierre SOUBIAS,

                    Eddy VACARO, Odile TOBNER

     En 2012 : Arnaud FLOC’H, Catherine MAZAURIC, Christiane FIOUPO

      En 2013 :Roger BOUCHAUD, Julien FORTIN, Jean-Claude NYOUNG,                   Nestor-Déhi TIEMOKO, Gaston Paul EFFA.

 

Et nous aurons le plaisir cette année de rencontrer Eugène Ebodé.

 

L’Afrique terre de tradition orale certes, mais Afrique continent littéraire indéniablement aussi.

 

 

Rapide historique de la littérature africaine.

  • La littérature égyptienne, écrite en hiéroglyphes, est, avec celle de Mésopotamie, la plus ancienne du monde.
  • Durant l’antiquité, la civilisation carthaginoise donna de grands écrivains comme Diogène Laerce. A la même époque, la bibliothèque d’Alexandrie était une des plus célèbres de l’époque.
  • Un peu plus tard le Père de l’Eglise, Saint Augustin, était d’origine berbère et vécut dans l’actuelle Algérie.
  • En Ethiopie, l’écriture apparut au 2ème siècle av notre ère et deviendra le guèze par la suite, mais la littérature amharique ne se développera qu’à partir du XIIIème siècle.  
  • Les langues berbères avaient leur propre alphabet, le tifinagh, dont l’origine remonte au troisième siècle avant notre ère.
  • La littérature en arabe s’est développée à partir du VIe Siècle. De nombreux manuscrits sont conservés dans les bibliothèques et les collections privées de Tombouktou, avec aussi des manuscrits en peul et en songhai.
  • Et bien sur toute la littérature orale notamment transmise par les griots.

 

Le continent africain nous a offert quatre prix Nobel de littérature, un nigérian Woyle Soyinka, un égyptien Naguib Mahfouz et deux sud africains Nadine Gordimer et JM Coetzee sans compter Albert Camus né en Algérie.

 

La littérature francophone africaine contemporaine a régulièrement été récompensée,  par le prix Renaudot (Yambo Ouologuem 1968 , Ahmadou kourouma 2000, Alain Mabanckou 2006, Tierno Monemenbo 2008, Scholastique Mukasonga 2012), le prix Femina (Marie N’Diaye 2001, Leonora Miano 2013), le prix Goncourt (Tahar Ben Jelloun 1987, Marie N’Diaye 2009).

L’Afrique continent littéraire

 

 

« En Afrique quand un vieillard meurt,  c’est une bibliothèque qui brûle », disait Amadou Hampate Ba, le grand écrivain et historien malien, qui a consacré sa vie à défendre les trésors de la tradition orale, notamment lorsqu’il était au Conseil Exécutif de l’UNESCO entre 1962 et 1970.

 

Il est effectivement fondamental de recueillir et de préserver tout ce patrimoine transmis de façon orale jusqu’à nos jours, mais il serait regrettable de passer à côté de toute la richesse que nous offre la littérature écrite africaine.

 

En effet, la littérature africaine est riche, variée, avec ses classiques, ses modernes, ses polars, ses poètes, ses écrivains engagés, ses essayistes, ses philosophes, ses ouvrages destinées à la jeunesse, ses bandes dessinées.

 

La littérature africaine contemporaine est moderne, pertinente, souvent très critique sur les réalités du continent africain mais aussi sur la vie de ceux qui ont choisi d’émigrer.

 

Elle jette sur notre monde un regard lucide, parfois désabusé, avec souvent des analyses au vitriol des sociétés africaines.

 

Elle peut être difficile à lire quand elle décrit sans tabou les horreurs que le vingtième siècle, qui non content de la guerre de 14/18 et d’Auschwitz, n’a pas oublié d’apporter à ce continent.

 

Mais elle peut être aussi beaucoup plus légère, quand elle retrace l’enfance en terre africaine du début de ce même vingtième siècle.

 

Elle sait enfin être universelle et nous ouvrir les yeux sur les évolutions, les tendances vers lesquelles nous entraîne le monde actuel, en nous montrant les réalités, les conditions que nous partageons tous, mais telles qu’elles sont vécues ailleurs.

 

En 2014, plus encore que les années précédentes, nous essaierons de faire partager toutes les découvertes et les coups de cœur que nous avons eu en préparant cette

8ème édition du festival Afriqu’à Muret.

 

Pour mémoire, depuis sa première édition Afriqu’à Muret a accueilli :

 

En 2009 :Ken BUGUL, Momar KANE

En 2010 :  Theo ANANISSOH, Guillaume JAN, Natacha LABORDE

                 Ivan VLADISLAVIC,  Mathilde ROGER, Serge DIANTANTU

     En 2011 :Boniface MONGO MBOUSSA, Pierre SOUBIAS,

                    Eddy VACARO, Odile TOBNER

     En 2012 : Arnaud FLOC’H, Catherine MAZAURIC, Christiane FIOUPO

      En 2013 :Roger BOUCHAUD, Julien FORTIN, Jean-Claude NYOUNG,                   Nestor-Déhi TIEMOKO, Gaston Paul EFFA.

 

Et nous aurons le plaisir cette année de rencontrer Eugène Ebodé.

 

L’Afrique terre de tradition orale certes, mais Afrique continent littéraire indéniablement aussi.

 

 

Rapide historique de la littérature africaine.

  • La littérature égyptienne, écrite en hiéroglyphes, est, avec celle de Mésopotamie, la plus ancienne du monde.
  • Durant l’antiquité, la civilisation carthaginoise donna de grands écrivains comme Diogène Laerce. A la même époque, la bibliothèque d’Alexandrie était une des plus célèbres de l’époque.
  • Un peu plus tard le Père de l’Eglise, Saint Augustin, était d’origine berbère et vécut dans l’actuelle Algérie.
  • En Ethiopie, l’écriture apparut au 2ème siècle av notre ère et deviendra le guèze par la suite, mais la littérature amharique ne se développera qu’à partir du XIIIème siècle.  
  • Les langues berbères avaient leur propre alphabet, le tifinagh, dont l’origine remonte au troisième siècle avant notre ère.
  • La littérature en arabe s’est développée à partir du VIe Siècle. De nombreux manuscrits sont conservés dans les bibliothèques et les collections privées de Tombouktou, avec aussi des manuscrits en peul et en songhai.
  • Et bien sur toute la littérature orale notamment transmise par les griots.

 

Le continent africain nous a offert quatre prix Nobel de littérature, un nigérian Woyle Soyinka, un égyptien Naguib Mahfouz et deux sud africains Nadine Gordimer et JM Coetzee sans compter Albert Camus né en Algérie.

 

La littérature francophone africaine contemporaine a régulièrement été récompensée,  par le prix Renaudot (Yambo Ouologuem 1968 , Ahmadou kourouma 2000, Alain Mabanckou 2006, Tierno Monemenbo 2008, Scholastique Mukasonga 2012), le prix Femina (Marie N’Diaye 2001, Leonora Miano 2013), le prix Goncourt (Tahar Ben Jelloun 1987, Marie N’Diaye 2009).