Le vendredi 24 mai au cinéma Le Mermoz de Muret

"AUJOURD'HUI" un film de Alain Gomis

« AUJOURD’HUI » (1h28) film du franco-sénégalais ALAIN GOMIS(France 2012)

Le film, sorti en France en 2012, revient dans l’actualité après avoir obtenu le grand prix du Fespaco, festival du cinéma africain de Ouagadougou.

Dakar, la ville grouillante et colorée...Satché, superbement incarné par le slameur Saul Williams,démarre sa journée et découvre que sa famille l’attend au seuil de sa chambre..pour lui dire au revoir car il va mourir. Satché, témoin silencieux, écoute, puis, en compagnie de son meilleur ami, part se promener dans Dakar à la rencontre de ses meilleurs amis dans un squat; ensuite il rend visite à sa maîtresse. Le soir, il rentre à la maison, observe ses enfants qui jouent et sa femme, qui étend le linge. Satché, funambule sur la corde de la vie, fait penser au héros de Oslo, 31 août. Conte doux-amer,à la construction narrative efficace, histoire d’une douceur infinie, ce film magique”donne à sentir les vibrations du monde”

 

Cinéma Le Mermoz de Muret le VENDREDI 24 MAI à 21H

Article paru dans Afrik.com

 
 
 
 
Cinéma - "Aujourd’hui" : « J’ai beaucoup voyagé avec ce film qui touche les gens à travers le monde »
 
Le film "Aujourd’hui", réalisé par Alain Gomis, est sorti mercredi 9 janvier 2013 au cinéma. Afrik.com a assisté à l’avant-première de la fiction au MK2 du quai de Seine.
La fiction relate la dernière journée de vie de Satché -incarné par Saul Williams- qui vit ses derniers instants dans les rues de Dakar, au Sénégal. La réalisation minutieuse et la mise en scène pointilleuse donnent des couleurs à un scénario plutôt classique.
Critique et entretien avec Alain Gomis, réalisateur et scénariste Franco-Sénégalais, qui nous explique les messages, notamment proches de la philosophie de Freud, Gandhi et Kennedy, qu’il a choisis de faire passer à travers son œuvre.

 

 

Critique

 

Une journée pour vivre. Il reste une journée, pas une de plus, à Satché (Saul Williams) pour vivre. Le lendemain, ce sera trop tard car il va mourir. De retour au pays, pour vivre ses derniers instants avec ses proches, Satché joint l’utile à l’agréable en parcourant sa vie dans les rues de Dakar, la capitale du Sénégal.

 

La première scène du film, sur le réveil de Satché dans le foyer familial, plante illico-presto le décor dramatique du scénario. Les larmes de ses parents rappellent le genre et laissent tout de suite augurer d’une journée lourde en émotion.

 

Le ton est donné, début du périple qui va emmener le mourant chez ses potes d’enfance, son ex-petite amie (Aïssa Maïga) (...) dans son restaurant préféré (...) et enfin dans son domicile avec son épouse et ses deux enfants.

 

La grande réussite de ce film réside dans la réalisation et mise en scène d’Alain Gomis, qui parvient à rythmer et donner de l’ampleur au scénario, plutôt classique, en diversifiant les plans et passant de la fiction au théâtre, à des scènes réelles de contestation sociale pour finir en beauté par une magique séance photos de Satché et son épouse. Sans oublier le jeu d’acteur de Saul Williams, volontairement inhibé -absent pour certains- pour insister sur le regard de Satché sur sa propre vie.