Spectacles

Spectacle « Femme mon école » : Vendredi 1er juin 21h

Spectacle de Boubacar Ndiaye

Ceci n’est pas une histoire mais un récit de vie dans lequel Boubacar nous raconte l’histoire de ses deux mères : « Oui, j’en ai deux : Yaye Fatou et Yaye Nabou. Toutes les deux m’ont nourri de leur propre lait, mais elles m’ont aussi nourri de leurs propres sueurs » dit-il. Elles sont pour lui « des femmes d’amour en l’absence d’un père, des femmes pères et surtout des femmes école ».

Ce récit nous conduit dans le passé et dans un ailleurs, où les mots sont portés par les musiques aux couleurs du souvenir (le oud), un raffinement d’un certain occident (piano), la rugosité d’une terre et l’appel aux forces spirituelles (percussions et chants sacrés du Sénégal).

 

Femme et tradition orale sénégalaise

Boubacar Ndiaye décrit et questionne à travers son intervention, la tradition orale dans la société sénégalaise et le rôle des femmes dans la transmission. Il ponctue cette conférence de contes traditionnels.

Il définit la tradition orale comme un ensemble de valeurs et de croyances qu’une génération transmet à la suivante. Avec l’absence relative de l’écriture, l’éducation se fait généralement par la parole. Divers moments de la vie quotidienne sont des vecteurs de transmission : les contes, devinettes, rituels, initiation de métiers, religions… accompagnés de musiques et de danses.

Eduquer l’enfant c’est avant tout inculquer les valeurs traditionnelles africaines. C’est à la femme que revenait la plus grande part de cette éducation.

Boubacar Ndiaye questionne à la fois sa propre place, et plus généralement le rôle de l’homme dans le cadre de la société traditionnelle où la femme occupe une place particulière.

S’appuyant sur son expérience personnelle, il aborde également la question du rapport qu’entretiennent les femmes avec le conte. Il souligne la nécessité de conserver les trésors de cette tradition par la collecte de ce patrimoine immatériel.

 

Boubacar Ndiaye: Contes & danse

 Lakhdar Hanou:Oud

Baye Cheikh Mbaye:Percussions

Sandra Campas:Piano & voix

Contes

Bako: samedi 2 juin 16h

Les Contes de la vallée de la Maggia du Niger.

 

"Quand un vieillard meurt, c'est une bibliothèque qui brûle".

 

Ceci résume l'importance de la tradition orale en Afrique. Choisi à l'âge de 7 ans par son grand père MAYAKI pour raconter aux générations futures l'histoire et les contes de sa lignée, BAKO est l'un des dépositaires de cette tradition.

 

Originaire de la Vallée de la Maggia du Niger, c'est dès l'enfance qu'il vient chaque soir, à la tombée du soleil, écouter les anciens transmettre la sagesse et la culture du terroir et apprendre la vie future par les contes.

 

Ces contes souvent accompagnés du Balafon, du Gurrumi ou du Kalangou, permettent aux enfants et aux adultes de rencontrer les traditions d'une des plus anciennes cultures  de la planète.

Madou DEMBELE: Dimanche 3 juin 15h 30

Conte musical BAARA KANOU.